Le chemin des miquelots

Au moyen-âge, les trois pèlerinages les plus importants étaient ceux de Jérusalem, de Rome et de Compostelle. Le quatrième était celui menant au Mont-Saint-Michel. Je n’ai pas envie de faire le voyage jusqu’en « Terre Sainte », qui malheureusement pour le moment est surtout « Terre de violence ». Je suis déjà jacquet et roumieux. Alors pourquoi-pas tenter le chemin des miquelots ?

En venant de Bruxelles, ou de Linkebeek d’ailleurs, son balisage commence à Amiens, depuis la Somme qui a été l’extrême limite du territoire des Ducs de Normandie. 

En y réfléchissant un peu, le but de ce voyage est particulier. Les autres chemins rejoignent les tombeaux du Christ ou de ses principaux apôtres, Pierre et Paul à Rome, ensuite Jacques, bien sûr, à Compostelle. Alors que celui du Mont, il même au lieu où on vénère un ange. Et même un gradé, un archange. Donc pas de tombeau, pas de châsse, pas de reliques… mais que va-t-on y honorer ? J’aimerais bien percer ce mystère.