24 octobre Falaise

Samedi 24 octobre 2026, j’ai la chance d’être conduit en Pimsiemobile jusqu’au quartier de la gare du Nord où je prendrai le bus. En effet les trains sur la ligne Bruxelles-Nivelles sont supprimés ces weekends pour cause de travaux.
En ce petit matin, Perrine et moi, nous nous faufilons dans une ville relativement épargnée par la tempête Austen de cette nuit et une autre tempête, plus redoutée, qui risque d’atteindre la capitale dans la journée. Les réseaux sociaux relaient en effet des appels à manifester et on craint l’arrivée de casseurs. 
Voilà le carrosse qui va m’amener jusqu’à Caen avec un arrêt à Amiens, départ de mon chemin vers le Mont, et Rouen, fin de la première partie et départ de la deuxième.
Un trajet a eu lieu début août, l’autre mi-septembre, des périodes habituelles pour mes pérégrinations. Je ne suis, jusqu’à présent jamais parti si tard dans la saison. Je risque de rencontrer une météo moins clémente. Surtout qu’en Normandie on a inventé un dicton qui dit « Si tu ne vois pas le Mont-Saint-Michel, c’est qu’il pleut. Si tu le vois, c’est qu’il va pleuvoir ».

Je rêve de pouvoir terminer mon parcours vers le Mont en traversant la baie à pied. J’ai déjà réservé ma place pour une traversée avec un guide, seule manière autorisée de le faire. Prions l’Archange pour que la météo soit clémente dimanche le premier novembre.
Le bus nous dépose à près d’un kilomètre de l’endroit prévu, la gare SNCF. Le chauffeur explique que c’est sur ordre de la police. Je me mets donc en marche vers la place de la gare où je dois trouver le bus Nomad 118 pour Falaise.

La place de la gare est …vide. Alors qu’elle est le carrefour des différents trams et bus desservant et traversant la ville, je n’y trouve aucun véhicule et les aubettes sont désertes. Je m’adresse à la seule personne présente, une jeune fille, pour savoir où se trouve l’arrêt du bus 118. Elle me répond « Pour Falaise ? C’est là, j’en viens. Mais tout est à l’arrêt. C’est comme un jour de neige! »
Je rentre dans la gare où je trouve une escouade de la police des chemins de fer en tenue Robocop. Ils m’expliquent ce que vous avez déjà compris. Une manif se dirige vers la gare et par arrêté préfectoral, tous les transports publics ont été interdits afin de ne pas voir se répéter les débordements du samedi précédent.
Heureusement, en sortant, je retrouve la jeune fille qui m’avait renseigné. Elle attend son papa qui vient la chercher en voiture. Il accepte de me transporter également, et il a même la gentillesse de faire le détour pour me déposer au centre-ville de Falaise.

Finalement, j’ai profité d’un trajet gratuit en Mercedes, c’est mieux et plus rapide que le bus, non?
